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Chute de cheveux à la rentrée : pourquoi elle augmente en fin d’été et quand consulter ?

Médecin examinant le cuir chevelu d’une patiente lors d’une consultation pour chute de cheveux à Paris

La chute de cheveux à la rentrée est une préoccupation fréquente : à la fin de l’été et au début de l’automne, de nombreux patients remarquent davantage de cheveux sur l’oreiller, dans la douche ou sur la brosse. Plusieurs études ont décrit une variation saisonnière du cycle pilaire, avec davantage de cheveux en phase télogène et une chute plus visible autour d’août et septembre. Une chute saisonnière reste toutefois un diagnostic d’exclusion : une perte diffuse importante, persistante ou associée à d’autres signes doit être évaluée médicalement afin de rechercher une autre cause.

Une augmentation transitoire de la chute des cheveux en fin d’été peut s’inscrire dans la saisonnalité normale du cycle pilaire. Elle ne doit cependant pas être automatiquement banalisée : une chute intense, durable, localisée ou accompagnée de symptômes du cuir chevelu justifie une consultation médicale. Le traitement dépend d’abord de la cause identifiée.

SOMMAIRE

Pourquoi la chute de cheveux à la rentrée peut-elle augmenter ?

Le cheveu alterne plusieurs phases : croissance active, transition puis repos avant la chute. Cette dernière correspond à la phase télogène. La proportion de cheveux présents dans chaque phase n’est pas parfaitement constante au cours de l’année. Des travaux réalisés chez des hommes et des femmes en bonne santé ont observé une augmentation de la proportion de cheveux en phase télogène en été, avec une chute plus marquée à la fin de l’été et au début de l’automne.

Dans une étude portant sur 823 femmes consultant pour chute de cheveux, la proportion de cheveux télogènes était maximale en été. Une autre étude menée chez des hommes a retrouvé un pic de cheveux effectivement perdus autour d’août-septembre. Ces données soutiennent l’existence d’une saisonnalité, mais elles ne permettent pas de conclure que toute chute observée à la rentrée est « normale ».

Chute saisonnière ou effluvium télogène : quelle différence ?

Une variation saisonnière correspond à une modulation physiologique du cycle pilaire. L’effluvium télogène, lui, désigne une chute diffuse non cicatricielle liée au passage d’un nombre inhabituellement élevé de follicules vers la phase télogène. Il peut apparaître après un événement déclencheur parfois survenu plusieurs semaines ou mois auparavant.

Parmi les facteurs classiquement associés figurent une maladie aiguë, une intervention chirurgicale, un accouchement, une perte de poids importante, un stress physiologique marqué, certains médicaments ou des anomalies nutritionnelles. L’effluvium télogène est souvent réversible, mais sa prise en charge repose avant tout sur l’identification et la correction du facteur causal lorsqu’il est retrouvé.

Quels signes sont plutôt rassurants ?

Une chute diffuse, modérée, sans plaque dégarnie nette, sans inflammation du cuir chevelu et qui s’atténue progressivement peut être compatible avec une variation saisonnière. Le contexte compte toutefois beaucoup : une personne ayant déjà une alopécie androgénétique peut aussi percevoir plus fortement une chute saisonnière, car sa réserve folliculaire est déjà diminuée.

Il est donc plus utile d’évaluer l’évolution globale de la densité capillaire que de compter chaque cheveu perdu. La photographie comparative du cuir chevelu, l’examen clinique et, lorsque cela est indiqué, la trichoscopie permettent d’objectiver la situation.

Quand faut-il consulter pour une chute de cheveux ?

Une consultation médicale est recommandée lorsque la chute devient nettement plus importante que d’habitude, persiste plusieurs semaines sans tendance à l’amélioration, s’accompagne d’une diminution visible de densité ou survient dans un contexte pouvant expliquer un effluvium.

  • apparition de plaques ou de zones nettement clairsemées ;
  • chute qui s’intensifie ou se prolonge au-delà de la période attendue ;
  • démangeaisons, douleur, rougeur, squames importantes ou lésions du cuir chevelu ;
  • perte de sourcils ou de poils sur d’autres zones ;
  • fatigue inhabituelle, perte de poids non souhaitée, troubles du cycle menstruel ou autres symptômes généraux ;
  • antécédents familiaux d’alopécie et impression de recul progressif de la densité.

Au Centre du Champ de Mars, l’approche commence par un diagnostic médical du cuir chevelu et du profil de chute. Les différentes options de traitements capillaires à Paris ne sont discutées qu’après cette évaluation.

Quels examens peuvent être utiles ?

Il n’existe pas un bilan biologique unique à réaliser systématiquement pour toute chute de cheveux. Le médecin adapte les examens au contexte clinique, aux antécédents et aux signes associés. Selon la situation, il peut notamment discuter un bilan orienté vers une carence martiale, un trouble thyroïdien, une anomalie nutritionnelle ou une autre cause systémique.

L’objectif n’est pas de multiplier les analyses, mais de distinguer une variation saisonnière d’un effluvium télogène secondaire, d’une alopécie androgénétique, d’une pelade ou d’une autre affection du cuir chevelu.

Faut-il traiter une chute saisonnière ?

Une chute saisonnière isolée n’appelle pas nécessairement un traitement médical spécifique. Lorsque la chute est liée à un facteur identifié, la priorité est de corriger ou traiter ce facteur lorsque cela est possible. Les solutions proposées dépendent ensuite du diagnostic, du stade de la perte de densité et des objectifs du patient.

Dans certaines indications, un médecin peut discuter des approches de stimulation capillaire telles que le PRP capillaire ou la mésothérapie capillaire. Ces techniques ne doivent pas être présentées comme des réponses automatiques à toute chute saisonnière : leur pertinence dépend de la cause, du terrain et de l’examen médical.

Et si la perte de densité est déjà installée ?

Une chute diffuse récente et une alopécie installée ne répondent pas à la même stratégie. En cas de raréfaction progressive ou de zones durablement dégarnies, le médecin doit déterminer si les follicules sont encore présents et stimulables ou si une approche de restauration capillaire peut être discutée.

Le choix entre stimulation et restauration est détaillé dans notre article PRP cheveux ou greffe capillaire à Paris : quelle solution choisir ?. La décision doit rester individualisée et fondée sur un diagnostic précis.

Que retenir à la rentrée ?

La fin de l’été correspond bien à une période où la chute des cheveux peut augmenter chez certaines personnes. Les données scientifiques décrivent une saisonnalité du cycle pilaire, avec un pic de cheveux télogènes et de cheveux perdus autour de l’été et du début de l’automne. Cette observation ne doit cependant pas conduire à banaliser toute perte capillaire.

Une chute intense, persistante ou associée à une perte visible de densité mérite une évaluation médicale. À Paris, les médecins du Centre du Champ de Mars peuvent examiner le cuir chevelu, préciser le type de chute et déterminer si une simple surveillance, la correction d’un facteur déclenchant ou une prise en charge capillaire spécifique est indiquée.

La chute de cheveux est un symptôme et non un diagnostic unique. Un effluvium télogène peut notamment être déclenché par un stress physiologique ou émotionnel, une maladie récente, une perte de poids, certains médicaments, une carence ou un contexte hormonal. Seule l’évaluation clinique permet de distinguer une variation saisonnière d’une alopécie nécessitant une prise en charge spécifique.

Est-il normal de perdre plus de cheveux en septembre ?

Une augmentation de la chute peut survenir en fin d’été et au début de l’automne. Plusieurs études ont observé une saisonnalité du cycle pilaire. Cela ne signifie toutefois pas que toute chute importante en septembre est physiologique.

Combien de temps dure une chute de cheveux saisonnière ?

Il n’existe pas de durée universelle. Une variation saisonnière doit rester transitoire. Si la chute persiste, s’intensifie ou s’accompagne d’une diminution visible de densité, une évaluation médicale est recommandée.

Le stress peut-il provoquer une chute de cheveux ?

Oui. Un stress physiologique ou émotionnel important fait partie des facteurs associés à l’effluvium télogène. Le décalage entre le facteur déclenchant et la chute peut rendre la relation moins évidente.

Faut-il faire un PRP dès qu’on perd ses cheveux ?

Non. Le PRP n’est pas une réponse automatique à toute chute de cheveux. Son indication dépend du diagnostic, de l’état des follicules, du type d’alopécie et du contexte médical.

Quand une chute de cheveux doit-elle inquiéter ?

Une consultation est indiquée en cas de chute très importante ou persistante, de plaques, de raréfaction progressive, de symptômes du cuir chevelu ou de signes généraux associés.

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